Reportage MATÉLÉ pour la troisième rentrée du programme Ambition et réussite.

http://www.matele.tv/ambition-et-reussite-le-programme-pour-l-egalite-des-chances

Ambition et réussite, le programme pour l’égalité des chances fait sa troisième rentrée dans l’Aisne

Ambition scolaire – Un article de l’Aisne nouvelle

 

 

Par Eric Jonneau | 


ÉDUCATION

Ils ont acquis le mérite, on leur offre l’ambition

C’est une aventure exaltante dans laquelle 19 jeunes du nord de l’Aisne se sont lancés ce mercredi à la sous-préfecture de Saint-Quentin. En signant leur charte d’engagement dans le dispositif « Ambition scolaire », ils ont mis le doigt dans une spirale qui va leur ouvrir des horizons nouveaux, souvent inespérés.

Fabian Florin est venu de Barzy-en-Thiérache avec son papa, Joseph, éleveur de vaches laitières. Élève au lycée agricole de Fontaine-lès-Vervins, il rêve de monter sa propre exploitation agricole. « J’ai six enfants, décrit le père. Ma plus grande avait reçu la bourse du mérite, mais ça n’existe plus. Grâce à ça, elle a pu continuer ses études et elle est aujourd’hui responsable d’un grand magasin de vêtements. »

Pas besoin d’être « premier de la classe »

À ses côtés, Johnny Bertin est venu seul du Nouvion-en-Thiérache. Comme Victoria Beaudoux, il est en classe de seconde au lycée Joliot-Curie d’Hirson. Chacun avec des projets plus ou moins arrêtés. Lui veut être mécanicien auto, elle notaire. « Elle a fait un stage là-dedans l’an dernier », décrit sa maman, très fière de ce qui arrive à sa fille, mais qui selon elle ne doit rien au hasard. « Noémie travaille beaucoup, elle a 18 de moyenne. L’an dernier au collège, dans le cadre de son parcours citoyen, elle aidait les élèves de 6e à faire leurs devoirs. »

Quelques enfants des quartiers de Saint-Quentin et leurs parents sont aussi là pour profiter des bienfaits de la République, et d’un dispositif né il y a deux ans de la rencontre entre l’inspecteur d’académie et la directrice de la Cohésion sociale dans le département. Les élèves s’engagent à travailler, à respecter les horaires, à afficher un comportement irréprochable, « pas à être le premier de la classe », désamorce Lily Bethencourt. Élève de Terminale S au lycée Gay-Lussac de Chauny, elle surfe depuis deux ans sur « Ambition réussite ». Jusqu’à se voir un avenir « dans le marketing international ». Avec Noémie Pestelle, dont elle est la tutrice depuis un an au lycée, elle est la vitrine parfaite d’un système dont on mesurera les premiers effets dans un an.

Après Londres et Oxford, l’Allemagne !

Car la soixantaine d’élèves sélectionnée s’engage pour ses trois années de lycée, jusqu’au bac. Plusieurs fois au cours de l’année scolaire, les heureux bénéficiaires sont réunis par Jérôme Vasseur, responsable du programme, pour des événements destinés à ouvrir leurs horizons : visite à l’Assemblée nationale, au Panthéon, au musée Branly, au ministère de la Ville, de la Jeunesse et Sports, à l’aéroport de Roissy, mais aussi portes ouvertes à l’université de Reims et même sortie à l’opéra !

Le voyage à l’étranger constitue un événement particulièrement apprécié. Après Oxford et Londres, c’est vers l’Allemagne que devrait s’orienter la promotion 2017. Le tout financé par la direction départementale et régionale de la Cohésion sociale, en lien avec la politique de la Ville.

« En trois ans, on aura dépensé 175 000 €, compte Emmanuel Gilbert, le directeur de la Cohésion sociale dans l’Aisne. Mais c’est important de montrer aux jeunes de cette région autre chose que ce à quoi ils se croyaient destinés. » Pour Jérôme Vasseur, « cela va bien au-delà de la scolarité »« Cela nous rend plus ambitieux mais aussi plus responsable », confirme Noémie Pestelle, qu’il a lui-même soutenue lorsqu’elle éprouvait des difficultés en maths.

L’aventure commence, donc, pour ces jeunes Axonais, encouragés de toutes ses forces par Magali Daverton, élève d’un lycée public de Tourcoing devenu juge puis sous-préfète de Saint-Quentin.

Repères

Le programme « Ambition scolaire » a été lancé en 2015 pour 58 élèves de classe de seconde du département. Il bénéficie aujourd’hui à 171 lycéens.

Pour en bénéficier, il faut être boursier, être issu des quartiers dits de « politique de la Ville » ou des « zones rurales à revitaliser », présenter un dossier scolaire « méritoire ».

19 élèves de la promotion 2017 ont signé ce mercredi en sous-préfecture de Saint-Quentin leur charte d’engagement dans le dispositif.

http://www.aisnenouvelle.fr/51574/article/2017-11-08/ils-ont-acquis-le-merite-leur-offre-lambition#

 

Faire des maths autrement à Sorbais dans l’Aisne

France-3-PicardieFaire des maths autrement à Sorbais dans l’Aisne

Un article de France 3 Picardie Publié le 04/04/2013 | 17:29
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Montrer les mathématiques sous un jour nouveau, ludique, concret et dynamique, en évitant le papier et le crayon, voilà ce que propose le projet déblocamaths, de l’académie de l’Aisne destiné aux élèves en sortie de l’enseignement primaire.

Par Halima Najibi

lire l’article sur le site

Au moment d’évaluer les élèves à la fin du primaire, la Picardie est mal placée par rapport à la moyenne nationale. l’Education Nationale, le Conseil Général et une association de Laon EJ’N lancent des “classe de mathématiques” comme il y a des “classes de découverte”. Avec au programme notamment des mathématiques en jouant, hors des murs de la classe. L’expérimentation à lieu dans un gîte à Sorbais. L’enseignant propose à ses élèves de concevoir l’apprentissage des mathématiques non pas en mémorisant uniquement des règles, mais en s’entraînant à raisonner autour d’objets familiers ou inconnus. la classe fera ainsi des maths autrement ! Ils travailleront avec de vrais objets qu’ils pourront manipuler. Il auront comme support leur environnement immédiat. Les cours de mathématiques deviennent plus ludiques !
En mathématiques, la France est descendue de la 13ème à la 16ème  place.
Ce dispositif  propose également des “classes d’écriture” pour l’amélioration de la maîtrise de la langue française.

Classes déblocamaths à Sorbais dans l’Aisne
Un reportage de Cathy Colin et Jérôme Arrignon avec : Emilia, 9 ans; Marc Bougnot, professeur des écoles CM1-CM2; Jérôme Vasseur, secrétaire général EJ’N – enseignant – France 3 Picardie

Une classe pour se mettre au vert et écrire

classes des fonadamentaux

logo-aisne-nouvelleUne classe pour se mettre au vert et écrire

Article sur l’Aisne nouvelle Publié le 16/04/2012 à 13H00

classes des fonadamentaux

Les élèves prennent le temps, écoutent, discutent et écrivent.

Lutter contre le déficit en écriture, c’est l’objectif de cette classe pas tout à fait comme les autres à Sorbais et voulue par l’inspection académique. Le bocage local donnerait presque envie aux enfants de faire l’école buissonnière. On en est loin. Assidus, ils discutent, échangent, et écrivent dans cette classe délocalisée au sein de ce gîte La tourelle remis en service par l’association Education jeunesse Aisne. 26 élèves de la classe de CM2 de Flavy-le-Martel séjournent trois jours durant dans cet endroit où l’imagination et la liberté d’écriture prennent un sens particulier avec l’aide précieuse de l’enseignante Fanny Leloire. L’objectif est d’écrire une nouvelle, un conte, une poésie mais aussi de travailler le vocabulaire, l’orthographe, la grammaire et aborder des thèmes plus larges comme l’éducation civique, l’autonomie ou l’initiative. Pour le nouveau directeur académique des services départementaux de l’Education nationale de l’Aisne, Jean-Luc Strugarek, venu rendre visite aux élèves en classe, « ce séjour est le démarrage de quelque chose, un moyen de combattre le déficit d’écriture sur le département en investissant autrement les apprentissages scolaires en respectant un certain nombre de règles. C’est un site où on se met au vert en oubliant les tracas quotidiens, où l’on est centré sur une production personnelle, où l’on apprend à écrire et communiquer ».

Une classe de mathématiques

Des classes de Saint-Michel, Fargnier et Bernot sont passées récemment par le gîte pour participer à ces classes d’écriture qui comme le rappelle Olivier Matthieu de l’association Education jeunesse Aisne (EJ’N), ne sont pas des classes découvertes, « il s’agit de permettre aux élèves d’écrire de manière détachée du contexte de la classe ».

Les productions sélectionnées réalisées à Sorbais permettront à de nombreuses classes de poursuivre leur projet d’écriture ailleurs, au centre de la Jumenterie, dans les Vosges, qui est également géré par l’association. C’est désormais EJ’N qui gère le gîte et qui depuis 4 ans remet en état cette belle bâtisse chargée d’histoire avec des travaux échelonnés jusque 2013. On y trouve, une salle de classe mais aussi une quinzaine de chambres. L’association en lien avec l’Education nationale veut désormais aller encore plus loin dans sa démarche en créant des classes de mathématiques et de sciences, une initiative unique en France qui viendra combler les trop mauvais chiffres en matière de lecture et d’écriture dont le département souffre. Les chiffres et les lettres ont donc vraiment toute leur place dans cette ruralité.

Jérôme HEMARD

www.aisnenouvelle.fr

Un gîte accueille des écoliers pour des stages dédiés à l’écriture

Un gîte accueille des écoliers pour des stages dédiés à l’écriture

Article du journal la voix du nord Publié le 16/04/2012 à 05H01

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Coup de jeune à Sorbais. Régulièrement des écoliers prennent d’assaut le village. Le fruit d’une initiative de l’inspection d’académie et de l’association EJ’N qui a transformé un gîte de la commune pour accueillir des séjours scolaires dédiés à l’écriture.
PAR AMANDINE MEUNIER
ammeunier@lavoixdunord.fr

Le chevalier Sorbais a eu bien des misères cette semaine. Dans la salle de classe, au salon, dans les chambres, les enfants ont cherché toutes les péripéties qu’ils pourraient bien faire rencontrer à leur héros. Un exercice sérieux mais très libre à faire seul ou en groupe, en chaussons en boule par terre ou sagement assis à un pupitre. Cette semaine c’était la classe hors la classe pour ces écoliers de CM2 originaires de Flavy-le-Martel. Ils ont passé trois jours dans un gîte de séjour dans le village de Sorbais géré par l’association EJ’N et dédié à des cours d’écriture.

« Ça permet de les faire travailler différemment, précise leur professeur Fanny Leloire. Ils sont allés se balader dans le village et ont dû ensuite écrire un conte en s’inspirant de ce qu’ils avaient vu. Ces séances se prêtent bien à ce genre de travail. En classe, c’est trop court. On travaille par session de 45 minutes. Les élèves sont toujours interrompus par la récréation, la pause déjeuner. Là ils ont tout le temps de réfléchir. » Cette manière différente de travailler l’écriture des élèves de primaire est expérimentée depuis le début de l’année sur une idée conjointe de l’inspection d’académie et de l’association EJ’N. Anciennement Jeunesse au plein air, EJ’N pour l’Aisne gère depuis les années 1960 deux centres pour des classes découvertes (à la mer et la montagne, la Jumenterie). En 2008, elle reprend un gîte situé à Sorbais qui appartenait à une petite association en difficulté. Depuis, elle a rénové la bâtisse. Les quinze chambres, la salle de classe sont redevenues habitables par des groupes d’enfants. L’association avait dans l’idée d’y inviter des classes découvertes, mais sans plus. C’est au cours d’un rendez-vous avec le nouveau directeur des services départementaux de l’Éducation Nationale que sa destination actuelle a été trouvée. « À mon arrivée dans l’Aisne, deux choses m’ont marquées : le caractère rural du territoire et le déficit en écriture des élèves, a expliqué Jean-Luc Strugarek à l’occasion d’une visite du gîte.

L’inspection d’académie s’est déjà engagée dans ce sens, mais les résultats n’étaient pas à la hauteur de l’engagement. Ce gîte était disponible pour des classes découvertes et nous pouvions le mettre au maximum à profit pour une mise au vert et un temps à l’écart de l’école pour l’approfondissement de l’apprentissage scolaire. Ces séjours permettent de montrer aux élèves que la grammaire, l’orthographe servent à quelque chose : se faire comprendre. » Les réalisations des classes restent sur place pour créer un lien entre tous les participants. Depuis le début de l’année, quatre classes ont déjà fait un séjour et de nombreux textes ont été écrits. L’inspection d’académie réfléchit à valoriser sur le même modèle des classes de mathématiques, et de sciences.

La Voix du Nord
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